Visite de la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en 2012 à grenoble

samedi 17 novembre 2012

Texte remis à la collaboratrice de Mme Fioraso lors de l’innoguration du site de Grenoble par la ministre

Pour comprendre l’évolution actuelle de notre secteur il faut remonter un peu en arrière, au temps où l’informatique était un élément différenciant pour les entreprises. Il s’agissait alors d’un domaine stratégique, sous le contrôle du DSI et sur lequel des investissements étaient réalisés.

Puis, progressivement, avec le développement de l’infogérance et sous la pression des financiers, les opérationnels ont été de moins en moins décideurs au profit des acheteurs, venant de plus en plus des directions des achats de la grande distribution. Les référencements se sont multipliés. Les années 90 ont ainsi vu se mettre en place des enchères inversées.

Dans ce contexte de pression tarifaire, les grandes sociétés du secteur ont d’abord délocalisé de l’Ile de France vers la province puis vers les pays dit « low cost » (Maroc, Inde…). Mais si l’offshore avait été la solution, la marge des SSII aurait donc dû progresser. Or il n’en a rien été. Autrement dit, toutes les économies de coûts générées par l’offshore ont été rendues aux clients ! Plus généralement, dans le secteur, tous les gains de productivités réalisés sont restitués aux clients.

Pour s’adapter et conserver de hauts niveaux de rémunération aux dirigeants et aux actionnaires les entreprises du secteur ont dû s’adapter. Cette tendance de fond continue d’avoir un impact direct sur l’innovation et sur l’emploi.

L’innovation dans le secteur et chez ATOS

  • Tout d’abord nous souhaiterions vous rappeler que l’état via notamment le Crédit Impôt Recherche (CIR) subventionne fortement notre secteur. En 2010, les sociétés du secteur ont ainsi capté 11% du montant global et ont représenté le 3ème secteur le plus rétribué par l’État pour un total de l’ordre de 550 millions d’euro.
  • Si le crédit impôt recherche aide certains projets innovants, il ne doit pas être détourné comme c’est parfois le cas. Le CIR est malheureusement souvent détourné de sa finalité et sert aux entreprises à améliorer leur marge opérationnelle et leur permet de répondre aux clients qui veulent tirer les prix vers le bas.
  • Le CIR permet également à nos dirigeants et à nos actionnaires de continuer à se rémunérer au-delà de toute mesure. L’utilisation des fonds publics doit être contrôlée et la gouvernance des entreprises réformée. Nous entendons, par voie de presse, que le débat sur ces problématiques est ouvert tant au niveau gouvernemental qu’au niveau parlementaire. Nous souhaitons que cela aboutisse rapidement et que la ponction que les actionnaires et les directions font peser sur notre secteur soit allégée.
  • Pour être innovant, il faut surtout des salariés motivés et donc correctement payés et formés.
    • Les plans de formations d’ATOS et plus globalement de tout le secteur sont, années après années, inferieurs aux droits au DIF et en plus ils ne sont même pas réalisés en totalité.
    • De plus nous voyons poindre des techniques de gestion des ressources humaines telles que le « Forced ranking » ou le « Lean Management » qui en instaurant la compétition entre les salariés ne vont pas favoriser l’innovation, mais plutôt une augmentation du stress.

L’avenir

  • Comme souligné précédemment, nous constatons que notre marge opérationnelle s’érode.
  • De plus en plus, les donneurs d’ordre exigent une part d’exécution à l’offshore afin de faire baisser encore plus les prix. Sur un secteur sensible comme le nôtre :
    • Ce sont des emplois détruits et au-delà du mirage du développement dans les pays "low cost", il s’agit bien d’une concurrence sociale déloyale organisée par le patronat et dont les salariés en sont partout les victimes ;
    • Ce sont nos savoir-faire qui se délitent, nos compétences qui se perdent ;
    • Ce sont parfois même des dangers pour notre sécurité nationale.
  • Lorsque l’état est actionnaire d’entreprises, il doit leur imposer de ne pas avoir recours aux délocalisations, il doit imposer que les sous-traitants n’y aient pas recours non plus. Cela veut notamment dire qu’il faut arrêter d’étrangler les sous-traitants.


Nous avons une inquiétude sur le devenir de notre activité, notamment pour le site de Grenoble, sur le moyen terme


Brèves

L’aéronautique un secteur qui ne connait pas la crise … en apparence !

vendredi 26 juin 2015

la coordination CGT Airbus (dont la CGT Atos) sur Mediapart

Sur le Web : Mediapart - CGT Airbus

Manifestation à Rennes (35) le 23/11

vendredi 8 novembre 2013

Manifestation pour l’emploi en Ille et Vilaine. Cette manifestation fait suite à l’annonce des suppressions de postes à Alcatel et Renesas pour le secteur Telecom et dans bien d’autres secteurs. Elle débutera le samedi 23 novembre à 10h30, place de la gare, à Rennes. Vous pouvez retrouver les propositions de la CGT dans le lien ci dessous :