Assurance Chômage : une injustice !

jeudi 19 juin 2014

La CGT n’a pas signé l’accord du 22 mars 2014 modifiant les règles d’indemnisation de l’assurance chômage. La Cgt demande au gouvernement de ne pas agréer la nouvelle convention chômage.

Les cadres, comme les intermittents du spectacle et les intérimaires, ont été traités comme des boucs émissaires.

La stratégie du MEDEF était simple et classique : tenter de diviser les salariés en faisant croire que parmi eux certains seraient des privilégiés, pour pouvoir faire passer un recul des droits des demandeurs d’emploi. Cette stratégie aboutit à ce que la nouvelle convention assurance chômage prévoie 800 millions d’euros d’économies sur le dos des salariés, en exonérant totalement les entreprises de leurs responsabilités.

Alors que l’explosion de la précarité, des contrats courts et des ruptures conventionnelles sont les premières responsables de l’augmentation du chômage, aucune augmentation de cotisation - sauf dans le secteur du spectacle - n’est prévue pour réduire le déficit de l’assurance chômage. Les cadres sont attaqués de plein fouet, notamment avec le plafonnement des allocations et l’allongement du différé d’indemnisation de 75 jours à 180 jours.

Le report de 61 à 62 ans de l’âge donnant droit à une prolongation des allocations jusqu’à l’ouverture des droits retraite pénalisera de plein fouet les seniors dans un contexte où leur chômage explose. Les cadres contribuent pourtant à 40 % du financement du régime, et ne comptent que pour 18 % dans ses dépenses. Ces dispositions remettent en cause le caractère contributif de notre régime de protection sociale, qui permet d’assurer la continuité du niveau de vie et du salaire quelque-soit la situation (chômage retraite, maladie...).

3 cas concrets de salariés Atos Intégration perdants dans cet accord :

  • Jean, 35 ans, 10 ans d’ancienneté est licencié pour « refus de mission (à l’autre bout de la France) ». Jean gagne 3300 euros par mois. Selon l’accord statutaire Atos intégration il recevra une indemnité de licenciement de 13640 euros. Selon la nouvelle convention, Jean ne percevra aucune rémunération pendant 78 jours au lieu de 75 jours précédemment.
  • Pierre, 54 ans, 20 ans d’ancienneté, après des mois de pression de sa hiérarchie accepte une rupture conventionnelle. Pierre gagne 4000 euros par mois. Selon l’accord statutaire Atos intégration en cas de licenciement, il recevrait une indemnité de licenciement de 48914 euros. La DRH lui propose donc cette somme pour accepter cette rupture. Selon la nouvelle convention, Pierre ne percevra aucune rémunération pendant six mois.
  • Christine, chef de projet, 58 ans et 6 mois, est licenciée pour soit disant « insuffisance professionnelle » avec les anciennes règles elle pouvait bénéficier de droit jusqu’à 65 ans, à présent elle sera en fin de droit à 61 ans et 6 mois. A 62 ans elle sera contrainte de prendre sa retraite. Comme ses droits à retraite sont incomplets, elle touchera à vie une retraite amputée.

Concrètement, cela signifie que, pour beaucoup de salariés de notre entreprise, l’inscription au chômage :

  • ne leur donnera droit à aucune indemnisation pendant 6 mois (pour chaque 90€ d’indemnité supra-légale, un jour de carence s’applique automatiquement. Le plafond de 180 jours est donc atteint dès que l’indemnité supra-légale atteint 16 200 euros).
  • ne leur créera aucun droit ou peu de droits dès lors qu’ils auront retrouvé un emploi en moins de 6 mois ou peu de temps après, ce que nous leur souhaitons.

Alors que les indemnités de rupture ont pour objet de compenser le préjudice subi par le salarié lors de la rupture de son contrat de travail, elles sont désormais utilisées comme revenu de remplacement dans une situation de chômage. Merci aux organisations syndicales signataires et celles qui ont approuvé cet accord (CFDT, CGC, CFTC, UNSA) qui tentent par une argumentation spécieuse de justifier cette injustice.


Brèves

Carte des mobilisations du 1er mai

mardi 1er mai

Retrouver la carte des mobilisations du 1er mai 2018 sur le site de la CGT (lien ci-dessous) ou sur le site infogram.

Solidarité avec les danois

mardi 1er mai

Les employeurs du secteur public danois ont menacé les syndicats d’un lock-out massif des travailleurs du secteur public pour faire face à une menace de grève et pour mieux baisser les salaires ou augmenter le temps de travail.
Plus d’informations dans le lien ci-dessous.
Est ce le "diviser pour mieux régner", le "modèle danois" que veut suivre notre gouvernement ?

Le gouvernement permet aux employeurs d’imposer des forfaits jours sans accord des cadres

lundi 19 février

En catimini, le gouvernement a mis fin au volontariat pour les forfaits jours via un amendement intégré à la 6ème et dernière ordonnance travail en Commission Mixte Paritaire.
Plus d’information dans le lien ci dessous :

Accenture condamnée pour usage abusif des forfaits jours

jeudi 28 décembre 2017

La CGT a obtenu la condamnation de la société Accenture qui ne décompte pas le temps de travail de ses salariés en forfait heures.

GREVE le 12/12 chez GEMALTO

mardi 12 décembre 2017

En ce jour où le groupe ATOS a annoncé son intention d’acheter GEMALTO, les salariés sont en grève contre un plan de licenciements.
Plus d’information ci-dessous :

Sur le Web : Intersyndicale Gemalto

ORDONNANCES MACRON/MEDEF

jeudi 7 décembre 2017

Une 6ème ordonnance : balai... pour les droits et garanties des salariés

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