Temps de travail : Le souk

mardi 11 octobre 2016
par  Le Merle moqueur

De nombreux points restent dans le flou et la direction interprète les accords de la façon qui lui est le plus favorable. Sur certains points elle ne respectent même pas sa signature :

  • arrondis par défaut des prorata à la demi-journée inférieure pour les temps partiels ;
  • demi-journée de RTT supprimée à tort pour la modalité standard ;
  • non prise en compte de 2 jours fériés supplémentaires dans les calculs des jours de repos pour les salariés dépendant du régime spécifique d’Alsace Moselle ;
  • des personnes faisant le même travail au même endroit peuvent être dans 2 modalités différentes ;
  • les temps partiels Amesys Conseil Montpellier subissent une perte financière. La direction se justifie : « Ils n’ont qu’à revenir à temps plein… ».

Pour les congés parentaux, la direction admet qu’ils ne doivent pas être calés sur l’année civile. Elle reconnait son erreur mais minimise l’anxiété générée par l’envoi d’avenants incohérents et par ses multiples relances.

Comme pour la mutuelle, la direction a mis la charrette avant les bœufs en appliquant à la hussarde les accords aux 1er juillet. Avant même que ses outils et procédures n’aient été mis à jour. Par contre pour réduire les compteurs de RTT, là pas de temps perdu !

Aujourd’hui, nous sommes nombreux à ne pas pouvoir déclarer des TVM ou des heures sup. Impossible alors de se les faire payer ou de les récupérer !
L’urgence est donc à une application décente de l’accord signé. La direction, fait nouveau, discute en tête à tête avec les seuls syndicats signataires dans une « commission d’interprétation » chargée d’éclaircir les nombreuses imprécisions d’un accord déjà entré en application (sic).

Six mois après la signature, la direction et les signataires ne seraient donc pas d’accord sur ce qui a été signé ? C’est affolant !

Cet accord qui devait tout simplifier, complique davantage la situation.
Les questions DP se multiplient et malgré des relances incessantes (DP, CE…), nous ne savons toujours pas quand les outils seront à jour.

Et cerise sur le gâteau, la direction dénonce l’accord sur les temps de déplacement....


Brèves

Le gouvernement permet aux employeurs d’imposer des forfaits jours sans accord des cadres

lundi 19 février

En catimini, le gouvernement a mis fin au volontariat pour les forfaits jours via un amendement intégré à la 6ème et dernière ordonnance travail en Commission Mixte Paritaire.
Plus d’information dans le lien ci dessous :

Accenture condamnée pour usage abusif des forfaits jours

jeudi 28 décembre 2017

La CGT a obtenu la condamnation de la société Accenture qui ne décompte pas le temps de travail de ses salariés en forfait heures.

GREVE le 12/12 chez GEMALTO

mardi 12 décembre 2017

En ce jour où le groupe ATOS a annoncé son intention d’acheter GEMALTO, les salariés sont en grève contre un plan de licenciements.
Plus d’information ci-dessous :

Sur le Web : Intersyndicale Gemalto

ORDONNANCES MACRON/MEDEF

jeudi 7 décembre 2017

Une 6ème ordonnance : balai... pour les droits et garanties des salariés

Lire la suite dans le lien

Victoire

jeudi 7 décembre 2017

Le gouvernement français soutient l’adoption d’une norme internationale contraignante contre les violences sexistes et sexuelles

Suite à l’interpellation des syndicats et des féministes, le gouvernement français vient de changer sa position et soutient maintenant clairement l’adoption d’une convention OIT contraignante contre les violences sexistes et sexuelles. La CGT se félicite de cette victoire et de ce changement de position.

Ordonnances Macron

samedi 11 novembre 2017

LA CGT DEMANDE AU CONSEIL D’ÉTAT DE SUSPENDRE LES ORDONNANCES

Plus de détails dans le lien ci dessous.
Ces ordonnances sont à l’origine de graves régressions sociales et sont porteuses de flexibilisation et de précarité pour les salariés. Elles ne reviennent pas seulement sur des droits durement acquis mais elles creusent également des inégalités déjà trop importantes, ce que la CGT déplore. C’est pourquoi tous les moyens de s’y opposer doivent être mis en œuvre, qu’il s’agisse de se mobiliser dans la rue le 16 novembre prochain ou devant les tribunaux.